Dany Jacques
(Reproduit du Reflet du Lac)

Le conseil municipal de Hatley demande au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine d’élargir la notion de monument historique à toute la propriété ceinturant l’Église anglicane St. James.
Ce plus vieux temple protestant de l’Estrie édifié en 1827 est classé monument historique depuis 1989. Les élus de Hatley espèrent une réponse favorable pour que ce lieu de culte, le cimetière, l’ancienne école construite en 1830 et l’ensemble du terrain public surnommé «The Commons» deviennent protégés à tout jamais.
Le maire de Hatley, Jacques De Léséleuc, rappelle que cette demande s’explique par l’imbroglio derrière le désuet bâtiment communautaire, qui abrite aujourd’hui la bibliothèque. «On souhaite toujours acquérir cet édifice. Un monument à caractère historique aura l’avantage d’être conservé en plus d’obtenir des subventions à parts égales de Québec et d’Ottawa.
M. De Léséleuc applaudit enfin la réponse du propriétaire du bâtiment communautaire, en l’occurrence le diocèse anglican de Québec, qui n’a finalement réagi à l’intérêt de la Municipalité qu’à la suite d’un possible recours à l’expropriation.
Cette ouverture à une transaction sera suivie, si ce n’est pas déjà fait, par une rencontre entre les élus et deux organismes utilisateurs du bâtiment communautaire, soit l’Anglican Church Women et l’Association de la bibliothèque de Hatley. «On négociera avec le diocèse anglican de Québec si les deux organismes acceptent ce scénario», indique le maire de Hatley.
Le diocèse anglican de Québec possède aussi le camp Québec Lodge, situé sur les berges du lac Massawippi. Aux dires de M. De Léséleuc, cette propriété, initialement annoncée en vente entre 5 et 7 millions de dollars, aurait été partiellement vendue à des intérêts privés. Aux dernières nouvelles, le maire ne pouvait dire si les activités du camp seraient reprises par le nouvel acquéreur ou le diocèse anglican de Québec.
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