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Matthew
Farfan
L'école
de rang Mansur, à 184 ans, présente un sérieux
besoin de rénovations. Voilà le consensus auquel sont
arrivées plusieurs personnes qui ont examiné l'ancienne
école en brique, située à la croisée
des chemin Curtis et route 143 à Stanstead-Est.
École Mansur.
(Photo : Matthew Farfan)
Construite en
1819, l'école Mansur représente un repère en
bordure de la route dans cette communauté rurale. En 1928,
elle fut cédée au Stanstead North Women's Institute
par la commission scolaire locale à condition que, si la
commission scolaire avait jamais besoin de l'édifice, il
lui serait rendue. Depuis, les membres du Women's Institute
l'ont entretenu depuis, en effectuant quelques réparations
mineures occasionnelles. En 1929, cette école a accueilli
la réunion inaugurale de la Société historique
de Stanstead.
En général,
l'école a conservé tous ses éléments
d'origine même les premiers anciens pupitres en bois, la tribune
de la maîtresse et les planchers en planches de pin qui gondolent
par endroits. Quant aux murs, ils affichent des portraits de la
Reine Victoria, des Union Jack et des listes d'anciennes maîtresses
d'école.
À droit : Le Women's Institute. (Photo
: Matthew Farfan)
Membre du Women's
Institute, Elane Wilson, demeure un peu plus loin sur la route;
elle est la conservatrice non officielle de l'école. "J'adore
tout simplement cette vieille école, déclare-t-elle.
Ça me ferait de la peine qu'elle disparaisse." Madame
Wilson a joint le WI à cause de l'école et
doute que la commission scolaire veuille reprendre l'édifice.
Ainsi, c'est vraiment au Women's Institute d'en prendre soin.
Le
problème, explique-t-elle, vient qu'il reste très
peu de membres du WI pour s'occuper de l'école et
que les nouveaux membres sont peu nombreux et éloignés.
"Nous ne sommes que dix maintenant; cinq d'entre nous sommes
âgées de plus de quatre-vingts ans. Par le passé,
nos maris exécutaient des réparations mineures au
besoin. Les derniers gros travaux remontent à la réfection
d'un toit neuf en 1987. Mais c'était il y a seize ans!"
Elane Wilson.
(Photo : Matthew Farfan)
Elane
Wilson raconte que dernièrement, les gens ont remarqué
un affaissement de plancher à l'arrière de l'édifice.
"Au début, on ne voit rien mais tout à coup on
s'aperçoit que ça s'aggrave. Tout aussi alarmant,
reprend-elle, se trouve une protubérance vis-à-vis
le coin arrière du mur en brique. L'époux de la présidente
du WI, Phyllis Dustin, tond la pelouse de l'école
et l'a remarqué un jour. Lorsqu'on regarde à partir
du coin, ajoute-t-elle, ça augure mal."
À droit : Le mur en question. (Photo : Matthew
Farfan)
Parmi ceux qui
ont examiné la vieille école, se trouve un ingénieur
local qui, selon Elane Wilson, a déclaré que l'édifice
"n'était pas en si mauvais état mais d'y voir
au printemps." Il a conseillé de lever l'école
et de couler de nouvelles fondations en béton pour remplacer
l'actuelle fondation en pierre des champs. Les coûts sont
estimés à 8 000 $ à 10 000 $ ou même
plus.
Madame
Wilson a écrit au député d'Orford, monsieur
Pierre Reid - qui se trouve également ministre de l'Éducation
du Québec - ainsi qu'à la Municipalité de Stanstead-Est,
mais n'a pas encore reçu de réponses. Elle espère
recevoir des dons de ces sources ou d'autres sous peu. "Nous
faisons tout notre possible, déclare-t-elle. Nous venons
de récolter 150 $ lors de notre thé. L'une de nos
membres a aussi consenti à donner des madriers."
À gauche et à droit : Écoliers.
(Photos : Elane Wilson)
Depuis des années,
le Women's Institute ouvre l'école pour des élèves
des écoles primaires locales. Habillés de vêtements
de l'ancien temps, les enfants passent plusieurs heures dans l'école,
tout en faisant semblant de vivre comme il y a cent ans. La seule
chose qu'ils n'aiment pas, c'est la toilette dans l'appentis, aménagée
avec une planche en bois au-dessus d'un trou dans le sol... Mais
qu'y faire? C'était comme ça à l'époque!"
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