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QUÉBEC NE PRIVATISERA PAS LE MONT-ORFORD!
(15 mai 2007)

 

Dany Jacques
(Reproduit du Reflet du Lac)

Québec ne privatisera pas le Parc national du Mont-Orford, mais accorde deux ans à la MRC de Memphrémagog pour trouver une solution ralliant le plus large consensus possible autour d'un projet récréotouristique. Sinon, le gouvernement mettra fin à ses obligations de gestion du centre de ski et du golf.

La nouvelle ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a livré ce revirement de situation au Canton d'Orford, le 7 mai dernier. Les Pierre Reid (député d'Orford), Roger Nicolet (préfet de la MRC) et Marc Poulin (président du CLD et maire de Magog), qui accompagnaient la ministre lors de la conférence de presse, se sont tous rangés derrière la décision gouvernementale d'annuler l'appel d'offres.

Le gouvernement Charest a fort probablement voulu prévenir les coups d'un moratoire de l'ADQ, qui souhaitait freiner le processus de l'appel d'offres. Mme Beauchamp accepte donc de conserver les terres du Mont-Orford dans le domaine public. «Je confirme le maintien du caractère public aux terres sur lesquelles se trouvent un domaine skiable et un terrain de golf. Ainsi, la MRC de Memphrémagog devra développer, d'ici 24 mois, un large consensus régional autour d'un projet récréotouristique et de la prise en charge de l'exploitation du centre de ski et du golf. Au cours de ce processus, j'exprime le souhait que la MRC examine plus particulièrement le scénario de se voir confier par bail ces terres publiques», propose Mme Beauchamp.

La porte de sortie pour André L'Espérance
L'intention du gouvernement Charest à résilier le bail avec l'exploitant actuel, en l'occurrence Mont-Orford Inc., indique donc au pdg André L'Espérance de prendre la porte de sortie. MM. Nicolet et Poulin ont d'ailleurs clairement eu cette lecture après la conférence de presse.

Mme Beauchamp invite M. L'Espérance à recourir à un arbitre pour évaluer le coût associé à la fin du présent bail. Elle ne voit pas de problème à trouver un terrain d'entente, d'autant plus que cette entreprise en a manifesté l'intention à plusieurs reprises. Des acteurs régionaux ont aussi exigé son départ.

La ministre responsable des Parcs demeure convaincue que ces actions n'auront aucune conséquence sur la survie de l'entreprise, sur les emplois et ni sur la poursuite des activités de ski et de golf.

Pour ce faire, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), qui gère déjà les activités de ski de fond, de raquette et de camping au Parc Orford, aura le mandat d'assumer la gestion du ski et du golf pour une période maximale de deux ans. «La SÉPAQ ne fera que des investissements requis pour assurer la sécurité des usagers. Elle n'aura pas le mandat de développer le ski et le golf», détaille-t-elle.

D'autre part, la loi 23 demeure et garantit toujours la restauration environnementale de la montagne, ainsi que l'agrandissement du parc. En effet, les démarches pour acquérir près de 5000 hectares se poursuivent.
Northern-Crown WebCom