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Matthew Farfan
Louis-Philippe
Hébert, de souche acadienne, est né à Sainte-Sophie-de-Halifax
en 1850. À l'âge de 19 ans, M. Hébert quitta
la ferme familiale pour se joindre aux Zouaves papaux, une armée
créée par l'Église catholique pour défendre
Rome contre les forces de l'Unification italienne. En Europe, M.
Hébert fut exposé à un monde de l'art et de
la culture qu'il n'avait jamais vu auparavant. Inspiré par
ce qu'il voyait, à son retour au Canada, il se mit au travail
et étudia avec l'artiste Napoléon Bourassa à
Montréal. Pendant six années, il apprit l'art de la
sculpture.
Louis-Philippe Hébert. (Collection privée)
Au début
des années 1880, Louis-Philippe Hébert commença
à recevoir ses propres commandes, des sculptures en bois,
la plupart pour des églises. Il devint connu et, en quelques
années, il commença à recevoir des commandes
publiques pour des bronzes. Vers 1890, il est considéré
comme le meilleur sculpteur de son époque. Parmi ses commandes
les plus importantes, on peut citer les statues de John A. Macdonald
et de la Reine Victoria (Ottawa), de Maisonneuve, Jeanne Mance,
Édouard VII (Montréal), Mgr de Laval (Québec),
et le mausolée de la Guerre de l'Afrique du Sud (Calgary).
Il en exécuta de nombreuses autres. Il est probablement plus
connu pour les bronzes qui ornent la façade de l'Assemblée
nationale au Québec. Il a aussi sculpté des bustes,
des monuments funéraires, des médailles commémoratives
et des statuettes pour des clients privés. Ses plus grandes
oeuvres ont été coulées en bronze mais on en
retrouve également en bois ou terre cuite.
Louis-Philippe
Hébert fut reconnu par ses pairs et le public. Sir Arthur
Conan Doyle, lors d'un voyage à Montréal en 1915,
écrivit qu'il avait été "profondément
ému" par l'uvre de l'artiste. En effet, il doutait
qu'il existât un meilleur sculpteur à cette époque.
M. Hébert reçut de nombreuses distinctions; il était
membre de l'Académie royale canadienne (1880); il reçut
la Médaille de la Confédération (1894); il
fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur (France,
1901) et "Companion of St. Michael and St. George" (Angleterre,
1903). Louis-Philippe Hébert est décédé
en 1917. On le considère comme un des plus grands artistes
que ce pays ait produit.
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