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Matthew Farfan
& Association des Townshippers
Autres
pionniers américains :
La grande majorité des premiers défricheurs américains
n'étaient pas des vrais Loyalistes, mais des immigrants qui
cherchaient une terre, bonne et peu chère, et une chance
d'un meilleur avenir.
Église méthodiste de la première
époque, Philipsburg, v.1900. (Photo : Collection Farfan)
À titre d'historien des Cantons, en 1877, Cyrus Thomas écrit
que ces gens étaient loin d'être des "martyrs
de leurs principes politiques (et) se préoccupaient aussi
peu de la royauté que du républicanisme." Cependant,
leur expérience à la frontière américaine
leur avait permis de s'habituer à la rude vie de pionniers
qu'ils rencontreraient dans les Cantons-de-l'Est. Il apportèrent
avec eux leur esprit de pionnier, celui de coopération, de
débrouillardise et d'entreprise.
Un grand nombre
d'Américains commencèrent à arriver vers la
fin des années 1790. Si ce n'est d'une brève interruption
pendant la Guerre de 1812, l'afflux se poursuivit jusqu'à
la fin des années 1820 et fut largement responsable de la
colonisation de la partie sud des Cantons-de-l'Est.
Cette immigration
commença à faiblir seulement après l'achèvement
des travaux du canal Érié entre Albany et Buffalo,
New York en 1825. La nouvelle voie maritime ouvrait de nouvelles
terres à la colonisation dans les États-Unis. Après
cette époque, la plupart des pionniers américains
préférèrent se diriger vers l'ouest plutôt
que vers le Canada.
Les Américains,
pour la plupart de la Nouvelle-Angleterre, apportèrent leur
culture, langue, coutumes, compétences agricoles, architecture
ainsi que de nombreuses croyances protestantes. Cette première
vague d'immigrants se déroula pendant approximativement trente
ans et façonna profondément les Cantons-de-l'Est.
Ses effets sont encore évidents de nos jours. On n'a qu'à
remarquer les maisons de style américain en bardeaux, typiques
de la région, la multitude de petites églises protestantes
qui parsèment les campagnes, sans oublier l'importante minorité
d'expression anglaise qui fleurit encore dans la région.
Voilà l'héritage laissé par les premiers défricheurs.
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