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Association
des Townshippers
Le système de "leaders et associés" ne réussit
pas à générer la colonisation prévue
dans les Cantons-de-l'Est. Les terres détenues par des spéculateurs
demeurèrent non développées et hors du marché.
Les spéculateurs attendaient que les pionniers défrichent
leurs terres et construisent des routes, écoles et églises.
Ils savaient qu'alors d'autres colons voudraient y venir; les prix
des terres augmentaient et leurs profits bondissaient. Entre-temps,
les pionniers et leurs familles se brisaient les reins à
réaliser ces améliorations et les spéculateurs
ne faisaient pas leur part. Certains devinrent frustrés et
partirent pour l'Ontario et l'ouest américain.
La
"British American Land Company" :
La "British American Land Company":
En 1832, le gouvernement introduisit une nouveau système
en vendant une vaste étendue de terres à la "British
American Land Company" établie en Angleterre. Afin de
réaliser un profit sur son investissement, la compagnie devait
vendre des terres aux colons. Pour ce faire, elle devait rendre
la région plus attrayante que l'Ontario ou l'ouest américain.
Moulin à laine, Sherbrooke, 1836. (Source
: British American Land Company Views in Lower Canada)
Ce qu'elle fit, mais par de la publicité un peu trompeuse
auprès des immigrants potentiels en Grande-Bretagne. Par
contre, la compagnie améliora les transports et dépensa
beaucoup d'argent pour construire des moulins et des écoles
dans les villages, initiatives qui, espérait-elle, devait
attirer plus de colons britanniques.
La venue de
la "British American Land Company" coïncide avec
les bouleversements sociaux et économiques à grande
échelle associés à la Révolution industrielle
en Grande-Bretagne. Des artisans anglais habiles étaient
remplacés par des machines. Les terres des Écossais
étaient transformées en pâturages pour les moutons
parce qu'on avait besoin de plus de laine pour fournir les nouvelles
manufactures de textiles.
Les Irlandais :
Les Irlandais fuyaient une récession économique générale
et la famine. Plusieurs paysans irlandais (ainsi que des Écossais
de Haute-Écosse) étaient évincés par
leurs propriétaires fonciers. Un nombre important d'entre
eux viendra s'installer dans les Cantons, plus particulièrement
dans la région de Richmond.
Les Écossais
:
En général, les Britanniques étaient moins
bien adaptés que les Américains à la vie de
fermier défricheur. Leur expérience les préparait
peu aux rudes conditions auxquelles ils feraient face ici. Cependant,
les Écossais d'expression gaélique de Haute-Écosse
furent parmi les plus vaillants des pionniers dans les Cantons-de-l'Est.
Vingt hectares (50 acres) de terres non défrichées
dans Mégantic ou Compton représentaient une vaste
propriété à comparer avec le petit lot de terre
qu'ils avaient cultivé en Écosse. De plus, leur ferme
leur appartiendrait -- adieu les lords propriétaires.
Parmi les pionniers britanniques, les gentlemen anglais et leurs
familles obtinrent le moins de succès, puisqu'ils s'attendaient
à un système de classes comme en Angleterre et espéraient
devenir lords dans un manoir. Ils trouvèrent le travail beaucoup
trop fatigant et les résidents des Cantons-de-l'Est beaucoup
trop "Yankee"! Les artisans anglais se débrouillaient
mieux dans les nombreux villages qui se développaient. La
plupart des Irlandais ne possédaient que la force de leurs
bras à offrir. Il n'existait que peu d'opportunités
dans les Cantons-de-l'Est avant la Révolution industrielle.
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