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Association
des Townshippers
La crise dans les seigneuries :
Le boom dans les Cantons-de-l'Est coïncidait avec une crise
économique et sociale majeure dans les seigneuries. Vers
1820, il ne restait pas suffisamment de terres seigneuriales pour
établir la population des Canadiens français qui augmentait
rapidement. Les jeunes hommes et femmes commençaient à
quitter le Québec par dizaines de milliers, principalement
pour les villes manufacturières de la Nouvelle-Angleterre.
Les leaders politiques et religieux s'alarmaient. Plusieurs d'entre
eux pensaient qu'il s'agissait d'une tragédie nationale parce
que la jeune génération quitte, alors que des grands
secteurs du Québec, y compris les Cantons-de-l'Est, se trouvaient
peu peuplés. Ils formèrent des sociétés
de colonisation afin d'aider les défricheurs et d'exercer
des pressions sur le gouvernement.
Paroisses
catholiques :
En
1850, une nouvelle loi adoptée par l'Assemblé législative
permettait la création de paroisses catholiques romaines
dans les Cantons. Ces paroisses avaient le droit de taxer les propriétaires
catholiques et de construire des écoles catholiques.
Église catholique, Beebe, v. 1920. (Photo
: Collection Farfan)
Alors et aussi grâce aux nouvelles possibilités économiques
dans la région, des milliers de Canadiens français
furent attirés. Ce fut difficile pour les premiers arrivants.
Ils étaient des étrangers dans une partie du Québec
où la langue était presque exclusivement l'anglais.
De plus, l'anglais était la langue des affaires et des opportunités.
Cependant, avec le temps, de plus en plus de Canadiens français
arrivaient, assez nombreux pour construire des églises et
des écoles.
L'une des particularités
de la toponymie (étude des noms de lieux) des Cantons-de-l'Est
résulte de la greffe du système de paroisses catholiques
françaises à un canton anglais déjà
en place ou à un village existant. Ainsi, on trouve souvent
des noms tels que Sainte-Edwidge-de-Clifton qui incorpore le nom
de la paroisse catholique (nommée d'après un saint)
et le nom du canton original. Il existe d'innombrables autres exemples
: Sainte-Catherine-de-Hatley, Saint-Cyrille-de-Wendover, Notre-Dame-de-Lourdes-de-Ham,
Saint-Mathieu-de-Dixville, etc.
Démographie
en évolution :
Vers la fin du 19e siècle, les Canadiens français
représentaient la majorité dans la plupart des régions
des Cantons-de-l'Est. Cependant, plus d'un siècle plus tard,
la région comporte encore une population significative d'expression
anglaise. On y trouve aussi plusieurs communautés bilingues
et biculturelles. La région est souvent citée en tant
que modèle de coexistence harmonieuse entre les deux cultures.
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