|
Association
des Townshippers
Régime
français :
Durant le Régime français, les Cantons-de-l'Est ne
furent pas arpentés, les colons français préférant
s'établir le plus près possible du fleuve Saint-Laurent.
À l'exception d'une partie du canton de Missisquoi, la région
demeura exclue du système seigneurial, système français
de tenure des terres.
Après la Révolution américaine, le gouvernement
britannique choisit de conserver la région comme zone tampon
entre la nouvelle République américaine et le Québec
récemment conquis.
Canton de Clifton, v.1830. (Source : Centre de recherches
des Cantons-de-l'Est)
|
|
|
Système
de cantons :
En
1792, les Anglais décident d'ouvrir les parties non arpentées
du Québec (Bas-Canada) à la colonisation. Le système
de tenure des terres en franc-alleu en Angleterre et aux États-Unis
sera adopté dans ces régions et distinguera les Cantons-de-l'Est
d'une grande partie du reste du Québec.
Les Cantons-de-l'Est. 1862 (Source : H.H. Miles, Canada
East at the International Exhibition)
Au lieu de subdiviser les terres en seigneuries attribuées
à des lords féodaux, les Anglais les subdivisent en
cantons de 10 milles par 10 milles (16,1 km par 16,1 km) attribués
aux leaders. Le leader acceptait que son canton soit arpenté
et subdivisé en lots de 200 acres (80 ha), qu'il attribuait
ensuite à ces colons nommés associés.
Le système
visait à rendre de bonnes terres accessibles gratuitement
au gouvernement et à peu de frais aux vaillants pionniers.
En principe, un leader attribuait un canton seulement après
avoir prouvé qu'il avait enrôlé un certain nombre
d'associés. En pratique, les gens du gouvernement et leurs
amis s'attribuaient à eux-mêmes plusieurs cantons sans
posséder aucun associé pour défricher la terre.
L'un des plus grands propriétaires fut le Lieutenant-gouverneur
Robert Shore Milnes, qui, en 1810, fut récompensé
pour ses services par l'attribution de 21 406 acres (8 562 ha) dans
le canton de Stanstead, 13 546 acres (5 418,4 ha) dans celui de
Barnston, et 13 110 acres (5 244 ha) dans celui de Compton.
En 1838, aussi peu que 105 propriétaires fonciers détenaient
1 500 000 (600 000 ha) dans les Cantons-de-l'Est, parmi lesquels
seulement six y résidaient. La corruption et la spéculation
ont entaché les premiers temps du développement de
la région. C'est ainsi que furent encouragés les squatters.
|