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Centre d'interprétation
de l'ardoise
De 1860 jusqu'au début du 20e siècle, la vallée
de la Saint-François représentait le principal centre
d'extraction et de production d'ardoise au Canada. À l'époque,
on trouvait une dizaine d'ardoisières aux alentours de Richmond,
Melbourne, Kingsbury et Danville. Des villages entiers ont vu le
jour à proximité de carrières, fournissant
un gagne-pain à des centaines de travailleurs venus pour
la plupart de Grande-Bretagne.
Parfois
rougeâtre, parfois verdâtre, l'ardoise est ordinairement
grisâtre. On l'exploite en tirant profit de sa fascinante
propriété naturelle à se défaire en
feuillets minces et réguliers. Relativement tendre, l'ardoise
peut aisément se trancher, se scier et se forer. Traditionnellement,
on en fait surtout des ardoises destinées à couvrir
des toitures. Imperméables et inaltérables par les
éléments, ces ardoises offrent une durabilité
inégalable, allant au-delà d'un siècle.
Richmond et Melbourne, v. 1900. (Photo : Collection
Farfan)
Durant le seconde
moitié du 19e siècle, les ardoises de la vallée
de la Saint-François ont couvert des milliers de bâtiments
à travers le Canada. Symbole de prestige et de bon goût,
l'ardoise était autrefois posée dans des grandes villes
comme Montréal et Toronto sur des demeures bourgeoises, des
édifices publics ou des églises. Toutefois, dans la
région productrice, on l'utilisait sur tous les types de constructions,
des églises jusqu'aux modestes remises d'arrière-cour.
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le Centre d'interpretation
de l'ardoise.
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