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Matthew Farfan
Dans
les années 1860, plusieurs Irlandais habitant aux États-Unis
veulent que l'Angleterre accorde l'indépendance à
l'Irlande. L'Irlande était soumise à l'autorité
anglaise et la plupart de ses citoyens vivaient dans une extrême
pauvreté. La famine de la pomme de terre irlandaise durant
les années 1840 avait décimé la population
et l'Angleterre avait offert peu d'aide. Des milliers de familles
irlandaise migrent vers l'Amérique du Nord à la recherche
d'une vie meilleure.
Eccles-Hill, 1870. (Source : Musée Missisquoi)
Entre 1847 et 1861, plus de deux millions d'Irlandais traversent
l'Atlantique. Plusieurs Irlandais, en Amérique et en Irlande,
se montraient amers face à l'Angleterre et recherchaient
l'indépendance pour l'Irlande. Un groupe radical se forme,
le "Fenian Brotherhood". Son objectif visait à
prendre le Canada en otage et à forcer l'Angleterre à
accorder l'indépendance à l'Irlande.
En
1866, les "Fenians" lancent une série de raids
sur le territoire canadien. L'un d'eux se déroula à
Pigeon Hill à la frontière entre le Québec
et le Vermont. Menés par le "Général"
Samuel Spear, plusieurs centaines de Fenians marchèrent environ
dix kilomètres (six milles) sur le territoire canadien et
y plantèrent un drapeau vert brillant. Une petite armée
canadienne les avait vu arriver mais elle avait sagement battu en
retraite. Les Fenians ne rencontrèrent aucun soldat, alors
ils s'occupèrent en volant des poules, des porcs ou de l'alcool
dans les fermes de la région.
Deux membres de la "Home Guard", 1870.
(Source : Musée Missisquoi)
Véritable bande d'émeutiers, ils pillèrent
les fermes à Saint-Armand et Frelighsburg (Slab City) et,
dit-on, insultèrent et battirent les populations locales.
En apprenant ces faits, des renforts canadiens arrivèrent;
les Fenians commencèrent à battre en retraite vers
les États-Unis. Les 200 derniers traînards furent attaqués
par un peloton de cavalerie volontaire qui réussit à
capturer seize prisonniers. Une fois rendus en sol américain,
les Fenians virent leurs fusils confisqués par des soldats
américains.
En 1870, un autre raid se déroula à Eccles-Hill près
de Pigeon-Hill. 400 Fenians sous le commandement du "Général"
John O'Neill, Président du "Fenian Brotherhood",
furent refoulés par une unité beaucoup plus petite
de la "Home Guard" et de soldats qui les attendaient.
Deux Fenians furent tués et neuf blessés. Aucun Canadien
ne fut touché ni tué. O'Neill aurait dit à
ses troupes : "Hommes d'Irlande, j'ai honte de vous!"
Approfondissez
vos connaissances sur les raids des Fenians. Visitez le Musée
Missisquoi.
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