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Association
des Townshippers
Cabane en bois rond :
En
raison de la rigueur du climat que les colons subissaient dans leur
nouveau pays, l'emplacement du premier abri était primordial.
Il n'était pas difficile de trouver des matériaux
de construction dans la forêt dense. Le premier abri n'était
qu'une cabane exigüe en bois rond construite avec des arbres
récemment abattus, encore recouverts d'écorce. On
se servait des bufs pour tirer les lourds billots jusqu'au
site de construction.
"A First Settlement" par W. H. Bartlett
(Source : Canadian Illustrated Scenery)
La mise en place des rondins demandait beaucoup d'efforts. Une fois
les murs terminés, il restait à installer le toit.
Des rondins de tilleul, fendus au milieu et facilement évidés,
fournissaient le meilleur moyen de protection contre les éléments.
Ils étaient placés en chevauchement de façon
à ce que chaque pièce recourbée vers le haut
soit ajustée sur une pièce recourbée vers le
bas et qu'elles s'emboîtent comme des tuiles. Les espaces
étaient remplis de mousse et emplâtrés de boue
ou d'argile. Ce type de toit était parfaitement étanche.
On utilisait également la mousse et l'argile pour remplir
les espaces entre les rondins qui formaient les murs.
À l'intérieur
de la cabane, le plancher était en terre battue. À
l'extrémité nord de la cabane, on construisait une
cheminée de pierres des champs colmatée avec de l'argile.
Un grand foyer ouvert offrait un endroit pour faire la cuisine.
Le même feu permettait de garder la famille au chaud durant
les froids d'hiver. On plaçait toujours une fenêtre
au sud pour laisser entrer la chaleur et la lumière du soleil.
Des volets grossiers fermaient l'ouverture. Si on avait apporté
des carreaux de verre, on les installait sur une ou deux fenêtres.
Meubles rustiques
:
Chaque morceau de bois emporté par les colons lors de leur
voyage vers leur nouveau pays servait à fabriquer des meubles.
Ces derniers étaient sommairement construits, souvent par des
mains inexpérimentées. Une table rudimentaire en planches,
soutenue par des béquilles enfoncées dans le sol, constituait
le premier élément du mobilier.
L'abri s'améliore
: deuxième ou troisième année
La première amélioration importante à la cabane
était apportée par le creusage d'une cave et la construction
d'un plancher de bois. Il fallait le faire à la main s'il
n'y avait pas encore de scierie dans les environs. Les rondins gelés
étaient coupés dans le sens de la longueur et posés
sur les poutres du plancher. Lorsque les planches dégelaient,
l'expansion du bois les rendait très serrées. Les
portes et les divisions étaient construites en planches taillées
à la main et attachées ensemble à l'aide de
tenons ou de chevilles de bois; on se servait de cuir pour fabriquer
les charnières. S'il existait un forgeron, on pouvait lui
acheter des clous, des charnières, des loquets et d'autres
articles essentiels en fer. Après l'installation des planchers
de bois, on pouvait alors améliorer le mobilier.
Enclos à
bestiaux :
On coupait, écorçait et fendait des cèdres
et l'on s'en servait aussi rapidement que possible pour clôturer
l'espace des bestiaux. On construisait également des abris
pour protéger les animaux. Des rondins évidés
servaient de mangeoires et d'abreuvoirs.
Défrichement
de la terre :
Venait ensuite le défrichement de la terre autour de la cabane
et des abris à animaux. Progressivement, à mesure
que la forêt était repoussée, la lumière
du soleil pouvait pénétrer et contribuait à
réchauffer la cabane et à la rendre moins humide.
Des arbres étaient abattus, les souches étaient arrachées
et les énormes pierres toujours présentes étaient
retirées. Le défrichement de la terre était
un travail long et pénible.
Potasse :
Tout en défrichant leur terre pour la cultiver, les colons
pouvaient obtenir de l'argent en vendant de la potasse obtenue en
brûlant les souches et les racines. La potasse constituait
le premier revenu récolté en argent depuis qu'ils
s'étaient établis sur la nouvelle terre. La potasse
était soigneusement ramassée et entreposée
dans des barils qu'on apportait ensuite au marché.
Premières
semences :
La survie dépendait en grande partie des graines semées.
Les Amérindiens connaissaient les cultures qui poussaient
bien dans le climat nord-américain. La plupart des premières
cultures furent fournies aux premiers colons européens par
les Indiens. Cependant, il arrivait fréquemment que la première
récolte soit un échec à cause des ravages des
ours ou de la destruction par le gel.
Au cours de
la première année, pendant que l'on continuait à
brûler les souches et à arracher les racines, les pommes
de terre, les citrouilles, les fèves, le maïs et quelques
autres légumes étaient cultivés autour des
souches d'arbres. Les attelages de bufs de trait s'avéraient
plus indispensables que jamais. Il fallait attendre la deuxième
ou la troisième année avant que les récoltes
de céréales ne deviennent suffisantes pour subvenir
aux besoins de la famille.
Nourriture
: chasse, pêche, cueillette :
Les premiers colons savaient chasser et trapper. Les canards sauvages,
les oies, les perdrix, les lièvres et les cerfs pullulaient.
Le chevreuil était à l'honneur de copieux repas. La
majeure partie de la viande était séchée et
mise de côté pour l'hiver. Utilisant des raquettes
pour parcourir leur territoire de piégeage durant l'hiver,
les colons trouvaient facilement de la nourriture. De disposition
amicale, les Indiens ne posaient aucune menace à la sécurité
des colons. Les peaux d'animaux étaient tannées de
façon primitive et servaient à la confection de vêtements
et de mocassins et à rapiécer les vêtements.
Les pionniers
ramassaient l'eau d'érable pour la transformer en sirop et
en sucre d'érable. Les noisettes et les noix abondaient.
Les enfants cueillaient les framboises, les fraises et les mûres
sauvages que l'on faisait ensuite sécher sur des clayettes
suspendues au plafond près du foyer. On entreposait ensuite
ces fruits séchés en prévision de l'hiver.
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