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Matthew Farfan
Le 19e siècle a connu un important boom des voies ferrées
partout dans les Cantons-de-l'Est. Poussées par la nécessité
d'accéder aux matières premières, par le désir
d'un transit rapide et par la frénésie de construire
de plus en plus d'embranchements, les compagnies se disputaient
le territoire et les marchés. Vers 1900, un réseau
de voies ferrées local et régional découpait
littéralement chaque coin de la région. Les chemins
de fers "Grand Tronc" (plus tard "Canadien National"),
"Québec Central" et "Canadien Pacifique"
s'affichèrent comme les joueurs dominants.

Réseau de voies ferrées dans les Cantons-de-l'Est,
1916 (Source : J. D. Booth, Railways of Southern Quebec)
La présence
d'un chemin de fer apportait de nombreux avantages à une
petite ville. De fait, la prospérité d'une ville pouvait
entraîner le déclin d'une autre. Les premières
villes favorisées étaient celles situées le
long de la voie ferrée du "Grand Tronc". Ce chemin
de fer, terminé en 1853, reliait Montréal et Portland,
Maine. Il représentait la première voie ferrée
internationale au monde. Sherbrooke, Richmond et Acton Vale se trouvaient
bien situées le long de cette voie et ont ainsi bénéficié
d'une croissance rapide. Cependant, l'apogée du train fut
de courte durée. En raison de la baisse de popularité
des voies ferrées et de la fermeture de certaines lignes
et gares au 20e siècle, certaines petites villes et certains
hameaux sont retournés à l'anonymat.
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