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Matthew Farfan
Les vestiges de notre passé disparaissent. Ou parfois, ils
sont altérés au point de devenir méconnaissables.
D'innombrables vestiges historiques ont disparus des Cantons-de-l'Est
au cours des années. Notre patrimoine architectural se trouve
particulièrement vulnérable. De la plus humble maison
de ferme d'un pionnier jusqu'à la plus flamboyante masure
victorienne; des premiers moulins jusqu'à l'architecture
industrielle; des églises en bardeau de bois jusqu'aux ponts
couverts, aux granges rondes, aux cimetières. Plusieurs sont
tombés, victimes de négligence, vandalisme ou destruction
concertée. Durant la période d'après-guerre,
la tendance à remplacer le vieux par du neuf s'est avérée
particulièrement intense. Dans les années 1950, 1960
et 1970, nombre d'éléments du patrimoine ont été
perdus. Aujourd'hui, nous en perdons encore beaucoup, pas tant par
démolition qu'en coupables surrénovations dévastatrices.

Un incendie accidentel dans les années 1970
détruit l'ancienne église à Beebe.
(Photo : Matthew Farfan)

Abandonné pendant des années, on finit
par
démolir ce pont couvert à Potton en 1980.
(Photo : Matthew Farfan)

Ancienne ferme près de Gould : au point de
non-retour?
(Photo : Matthew Farfan)
Tout
aussi important, le nombre croissant de sociétés locales
d'histoire et de conservation. Ces groupes s'occupent très
activement à stimuler la sensibilisation envers patrimoine
non seulement en raisons de retombées économiques
mais aussi pour sa valeur intrinsèque. Les défenseurs
du patrimoine réalisent que ce n'est qu'en sensibilisant
les gens que ceux-ci comprendront vraiment la valeur et l'importance
du patrimoine et se battront pour assurer sa conservation.
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Heureusement,
une autre tendance vient contrer ce mouvement : l'attention grandissante
pour le tourisme patrimonial. Les gouvernements locaux, les organismes
et les gens réalisent enfin la valeur du patrimoine comme
moyen d'attirer les touristes dans la région. Les associations
touristiques s'attachent activement à promouvoir le patrimoine
architectural et les autres atouts patrimoniaux régionaux.
Plusieurs villes et villages offrent des circuits pédestres
locaux.

L'ancienne église unie à Tomifobia
est devenue une
propriété privée mais malheureusement négligée.
(Photo : Matthew Farfan)
La sensibilisation
du public devient particulièrement importante lorsqu'on pense
à l'architecture résidentielle. Il est presque impossible
pour une communauté de préserver les maisons privées
si le propriétaire est décidé à la démolir
ou à modifier son caractère par des rénovations
excessives. Si la volonté n'y est pas, l'édifice peut
être perdu. Ce problème est mis en évidence
par les gouvernements locaux qui sont habituellement réticents
à imposer des règlements qui restreignent les possibilités
des propriétaires de faire comme bon leur semble sur leur
propre propriété. Ainsi, la meilleure solution à
long terme demeure la sensibilisation. Le défi réside
à convaincre les gens que ce qui est vieux n'est pas nécessairement
vilain, mais que, dans plusieurs cas, il est très valable
de le conserver.

Un des plus anciens bâtiments à Stanstead,
cet immeubled'habitation (v.1813) abrita le premier poste des douanesdans
les Cantons-de-l'Est puis, plus tard, une succursale dela Eastern
Townships Bank. Aujourd'hui, il a sérieusement besoin de
restauration.
(Photo : The Stanstead Journal)
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