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Dany Jacques
(Reproduit du Reflet du Lac)
Le rapport final sur l'inventaire et l'étude du patrimoine bâti de Magog, portant sur 1100 bâtiments construits entre 1821 et 1960, identifie huit propriétés pour ses valeurs patrimoniales exceptionnelles.
La plus vieille maison de Magog construite en 1821, la Maison Merry, figure évidemment sur la prestigieuse liste. L'église Saint-Patrice, datant de 1894, ne représente pas, non plus, une surprise au sein du groupe. S'ajoute aussi l'église anglicane St. Luke en raison, notamment, de son intégrité architecturale.
Deux commerces apparaissent sur la liste: la Microbrasserie La Memphré logée dans la maison de l'ancien maire Alvin-Moore (10-12, rue Merry Nord), datant de 1850, ainsi que le gîte touristique Café Crème (235, rue des Pins), datant de 1910.
Trois autres magnifiques demeurent ont été identifiées dans le rapport: la maison Johnson (255, rue des Pins), la maison Ives (3661, chemin de Georgeville) ainsi que le 160, chemin Roy.
La maison Johnson représente d'ailleurs le coup de cœur du président de la Commission nature et culture de Magog, Michel Bombardier, en raison de la qualité de la restauration de cette maison située en face des bureaux de la MRC de Memphrémagog, à l'angle de la rue MacDonald.
La propriété du chemin Roy est facilement reconnaissable par ses murs de pierres, dont la date de construction est estimée à 1840.
La maison Ives a probablement été érigée entre les années 1840 et 1850 sur le chemin de Georgeville. Les familles de Joseph et Joël Ives s'y sont installées sur cet emplacement aussi tôt qu'à la fin des années 1790. Le cimetière du même nom constitue un précieux témoin de l'ancienneté de l'implantation de ce secteur. Les plus anciennes pierres tombales datent de 1811.
Ces édifices à valeur exceptionnelle, bien que très peu nombreux (0,72 %), constituent vraiment la crème des 1100 bâtiments inventoriés. Il s'agit d'immeubles qui se distinguent en raison de leur intégrité architecturale, de leur valeur d'usage, de leur âge et de qualités matérielles évidentes.
Une proportion de 5 % des immeubles inventoriés offre une valeur patrimoniale supérieure et près de 17 % possède une valeur forte, comparativement à 45 % de qualité moyenne et 32 % n'offrant qu'une valeur faible.
Photo:
Cette demeure de la rue des Pins est le coup de cœur du conseiller municipal Michel Bombardier en raison de la fidélité de sa restauration. (Le Reflet du Lac)
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