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MAGOG SOUHAITE PROTÉGER SON PATRIMOINE
(2 juin 2008)

 

Dany Jacques
(Reproduit du Reflet du Lac)

La Ville de Magog amorce un processus de longue haleine visant à protéger son patrimoine bâti, débutant avec le dépôt d'un vaste inventaire de 1100 bâtiments construits entre 1821 et 1960.

De cette étude, il ressort que 152 édifices se distinguent des autres bâtiments étudiés, dont huit sont jugés exceptionnels (lire texte suivant). Tous les types d'édifices ont été inventoriés : agricole, industriel, résidentiel, commercial, religieux, public, etc.

Le principal auteur du document de 164 pages, Claude Bergeron, de la firme Bergeron Gagnon, apprécie le riche patrimoine magogois. «Il est plus ancien qu'on le croit. Une centaine de bâtiments ont été construits avant 1900, ce qui est très ancien pour Magog. La région se démarque par la variété de son architecture, mais aussi par la qualité de ses bâtiments. Magog se compare à d'autres municipalités, mais des initiatives personnelles de conservation, en plus du centre-ville, sont à signaler», résume-t-il.

Le président de la Commission nature et culture, Michel Bombardier, annonce que le conseil municipal analysera attentivement une série de recommandations destinées à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et historique magogois. «Les premières recommandations concernent les mesures d'information et de sensibilisation. Suivront les règlements de protection, des mesures de conservation bonifiées et de possibles programmes d'aide financière à la rénovation patrimoniale», prévient-il.

En d'autres termes, la Ville de Magog veut encadrer et orienter les propriétaires concernées pour assurer la préservation de leurs commerces ou demeures. «On veut éliminer le mot contrainte du vocabulaire pour le remplacer par des éléments de protection permettant une revente à sa juste valeur. Personne ne subira une hausse de taxes parce que sa maison possède une valeur patrimoniale», assure-t-il.

Le maire de Magog, Marc Poulin, apprécie de type d'exercice qui évitera de répéter les erreurs du passé. «Dans les années 1960, un inventaire similaire aurait permis d'empêcher, par exemple, la démolition de l'ancien bureau de poste, qui a été détruit pour y aménager un stationnement et un commerce au centre-ville de Magog», déplore-t-il.

Une première soirée d'information a été tenue le 27 mai, mais une seconde aura lieu à ce sujet à l'église Saint-Jean Bosco, le mercredi 11 juin, à 19 h. On y présentera les résultats de cette étude de 66 000 $, réalisée par la Ville de Magog, en collaboration avec la MRC de Memphrémagog et du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.

L'étude est disponible pour consultation à la Bibliothèque municipale Memphrémagog depuis le 28 mai. Une synthèse du rapport sera sur le site Internet de la Ville www.ville.magog.qc.ca ) à la fin du mois de juin.



Photo : La Maison Merry, Magog. (Le Reflet du Lac)

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