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Christian Caron
(Reproduit du Progrès de Coaticook)
Pendant que les paroissiens de St-Marc se préparent à vivre un deuil avec la fermeture de leur église, les citoyens de Saint-Herménégilde se réjouissent de pouvoir sauver la leur.
C'est principalement grâce à un don de 500 000 $ provenant du Fonds du patrimoine religieux du Québec que les citoyens de Saint-Herménégilde seront en mesure de procéder à d'importants travaux de restauration dans un avenir rapproché.
Quelques éléments favorables ont contribué à inciter les représentants de cette entité (Fonds patrimoine...) à verser cette importante somme d'argent.
D'abord, comme l'explique le curé-prêtre Gilles Baril, l'église de St-Herménégilde affiche une cote C pour l'architecture et l'allure générale de son bâtiment. Il s'agit d'une cote octroyée par le Fonds du patrimoine religieux du Québec pour les églises construites avant 1945.
On dénote cinq cotes : A (incontournable), B (exceptionnelle), C (supérieur), D (moyenne) et E (faible).
Ainsi, les églises qui obtiennent les cotes D et E sont rarement accréditées pour l'amorce de travaux de restauration et peuvent difficilement s'attendre à recevoir une quelconque aide financière. Mais comme l'église de St-Herménégilde mérite la cote C, elle fut considérée.
Pour l'intérêt des lecteurs, afin de vous donner une idée de ce classement, mentionnons qu'aucune église de la région ne dispose d'une cote A. Par contre, les églises St-Edmond de Coaticook, St-Venant et St-Wilfrid de Kingscroft ont la cote B tandis que Ste-Edwidge a une cote C. St-jean l'évangéliste (Coaticook)n'est pas classifiée en raison du fait qu'elle a été reconstruite après 1945.
«Il y a aussi le fait que là-bas, des gens ont clairement manifesté l'intérêt de garder leur église», indique Gilles Baril. Pour justifier cet énoncé, il tient compte des récentes démarches effectuées par les paroissiens de l'endroit pour amasser des fonds. Par exemple, la paroisse a procédé à la vente de sa terre à bois au cours de l'année 2005. Les plus âgés se souviennent qu'à une certaine époque, les paroisses disposaient de terres à bois pour chauffer leurs églises. Une grande majorité de paroisses du Québec ont vendu ces terres à bois depuis belle lurette. Sauf St-Herménégilde qui possédait encore cette richesse. Résultat : un versement non négligeable de 172 000 $.
Sans compter qu'il y a cinq (5) ans, la vente du presbytère avait permis d'engranger une somme de 45 000 $.
Ceci dit, la paroisse de St-Herménégilde bénéficie d'un montant dépassant les 700 000 $ pour rafraîchir son église.
Quant à l'avenir qui lui est destiné, Gilles Baril ne se risque pas trop à répondre, se contentant de mentionner que la présence des lacs Wallace et Lippé pourrait justifier une desserte estivale.
Des réaménagements de paroisses, au cours des dix prochaines années, pourraient aussi survenir et St-Herménégilde pourrait être ciblée pour répondre aux besoins de paroisses voisines. Tout est sur la table...
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